Diabète : un nouveau biomarqueur sanguin prédit le risque cardiovasculaire à dix ans

Cette découverte ouvre la voie à une meilleure prévention et prise en charge de ces complications redoutables.

Des chercheurs français ont identifié un nouveau marqueur sanguin permettant de prédire le risque d’accident cardiovasculaire à dix ans chez les patients diabétiques de type 2. Cette découverte ouvre la voie à une meilleure prévention et prise en charge de ces complications redoutables.

Le fardeau du diabète et ses complications cardiovasculaires

Le diabète de type 2 est une maladie chronique caractérisée par un excès de sucre dans le sang. Cette pathologie est associée à un risque accru de complications cardiovasculaires, notamment d’infarctus du myocarde et d’accident vasculaire cérébral. On estime que le risque est multiplié par deux chez les personnes diabétiques.

Prédire le risque pour mieux prévenir

Le défi majeur réside dans la difficulté de prédire ces événements afin de mettre en place des mesures préventives individualisées. Les scores de risque classiques, basés sur des facteurs comme l’âge, le sexe, le tabagisme et la pression artérielle, ne sont pas toujours précis chez les patients diabétiques.

Un nouveau biomarqueur prometteur

Une étude récente, menée par des chercheurs de l’Inserm, de l’Université Paris Cité et du CNRS, a permis d’identifier un nouveau biomarqueur sanguin, le taux de monocytes circulants, qui pourrait prédire le risque cardiovasculaire à dix ans chez les patients diabétiques de type 2.

Le rôle des monocytes dans l’athérosclérose

Les monocytes sont des globules blancs qui jouent un rôle important dans l’inflammation et l’athérosclérose, processus de formation de plaques d’athérome dans les artères. L’étude a révélé que les patients diabétiques avec un taux élevé de monocytes circulants avaient un risque accru d’accident cardiovasculaire à dix ans.

Un outil précieux pour la médecine personnalisée

Ce nouveau biomarqueur pourrait être utilisé pour identifier les patients diabétiques à haut risque et mettre en place des mesures de prévention plus ciblées, comme une intensification du traitement antidiabétique, une statinothérapie ou une modification du mode de vie.

La découverte de ce biomarqueur prometteur ouvre la voie à une meilleure gestion du risque cardiovasculaire chez les patients diabétiques de type 2. Des études supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces résultats et valider l’utilisation de ce biomarqueur dans la pratique clinique.

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