Ipsophene : Doutes sur la viabilité du projet de paracétamol à Toulouse

Le journal Les Echos a récemment remis en question la capacité de l'entreprise à produire du paracétamol à un coût compétitif et à obtenir l'homologation des autorités réglementaires.

Le projet d’Ipsophene de produire du paracétamol à Toulouse d’ici 2025 suscite des doutes quant à sa faisabilité économique et réglementaire. La société, qui se montre discrète sur les détails techniques, doit clarifier sa position pour rassurer ses partenaires et les parties prenantes.

Un projet ambitieux aux contours flous

Annoncé en grande pompe en juillet 2023, le projet d’Ipsophene vise à produire 3 000 tonnes par an de paracétamol en s’appuyant sur une réinterprétation du procédé Rhône-Poulenc et de la chimie en flux. L’entreprise a reçu un soutien financier de 4,2 millions d’euros de la région Occitanie, dont une prise de participation au capital de 1,2 million d’euros.

Manque de transparence et doutes croissants

Cependant, Ipsophene n’a pas encore dévoilé les détails techniques de son procédé, ce qui alimente les doutes sur sa viabilité. Le journal Les Echos a récemment remis en question la capacité de l’entreprise à produire du paracétamol à un coût compétitif et à obtenir l’homologation des autorités réglementaires.

Clarification urgente pour maintenir la confiance

Le silence d’Ipsophene face à ces critiques commence à nuire à sa crédibilité. La société doit de toute urgence communiquer de manière transparente sur son projet, en exposant les aspects techniques et économiques de sa stratégie.

Enjeux majeurs pour l’industrie pharmaceutique française

Le projet d’Ipsophene est ambitieux et représente un enjeu important pour l’industrie pharmaceutique française. La production locale de paracétamol permettrait de réduire la dépendance vis-à-vis des pays étrangers et de garantir l’approvisionnement en cas de crise.

Vers une réponse d’Ipsophene ?

Il est crucial que la société réponde aux doutes et clarifie ses plans pour rassurer ses partenaires et les parties prenantes. La transparence est indispensable pour garantir le succès de ce projet et son impact positif sur l’industrie pharmaceutique française.

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