Nomination de Frédéric Valletoux : réactions contrastées dans le monde médical

Frédéric Valletoux a été nommé ministre délégué chargé de la Santé et de la Prévention le 8 février 2024.

Ce choix, s’il est salué par certains pour son expérience dans le secteur hospitalier, suscite également des inquiétudes quant à sa méconnaissance de la médecine libérale et ses positions sur la liberté d’installation des médecins.

Un parcours politique et hospitalier

Avant sa nomination, Frédéric Valletoux a occupé divers postes politiques, notamment en tant que maire de Fontainebleau et député de Seine-et-Marne. Il a également dirigé la Fédération hospitalière de France (FHF) pendant onze ans.

La controverse autour de la « loi Valletoux »

M. Valletoux est l’auteur de la proposition de loi dite « d’accès aux soins », adoptée en décembre 2023. Cette loi vise à améliorer l’accès aux soins par l’engagement territorial des professionnels de santé. Si elle a été saluée par certains, elle a également suscité de vives critiques, notamment concernant la suppression au Sénat de la disposition relative aux « communautés professionnelles territoriales de santé » (CPTS).

Réactions mitigées des professionnels de santé

Les réactions à la nomination de M. Valletoux sont contrastées. Si certains syndicats et fédérations saluent son expérience dans le secteur hospitalier, d’autres s’inquiètent de son manque de connaissance de la médecine libérale et de ses positions sur la liberté d’installation des médecins. L’Union nationale des professionnels de santé (UNPS) a demandé à être reçue rapidement par le nouveau ministre afin de « d’adresser un signal fort aux professionnels de santé libéraux ».

Enjeux et perspectives

Le nouveau ministre délégué à la Santé aura la charge de mettre en œuvre la réforme du système de santé, un chantier complexe et sensible. Ses positions sur la liberté d’installation des médecins et la place de l’hôpital dans le système de santé seront au cœur des débats.

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